Topologie

LE FIL DU LABYRINTHE

CE QUE NOUS LAISSONS

TOPOLOGIE

 

 

Notre existence pourrait se résumer à laisser nos empreintes partout. L’art premier, le pariétal, a été de tremper son doigt dans le pigment afin de représenter le monde tel qu’ils le percevait sur les murs de leurs grottes. De laisser une trace d’eux pour ceux qui viendraient ensuite. De transmettre. Chaque individu possède une empreinte digitale qui lui est propre. L’artiste s’en sert comme un motif graphique et unique. La répétition du geste simple d’appuyer son index, préalablement trempé dans l’encre, sur la feuille de papier jusqu’à épuisement de la matière, lui permet de « tuer le temps » en encrant le présent. Ainsi le temps tué se sacralise, se magnifie. À travers ce triptyque elle nous raconte simplement ce que nous sommes . Une série d’événements qui seront l’échos de nos actions précédentes. Dix mètres d’empreintes bleutées comme une nébuleuse fragile, paysage onirique et fragile L’onde d’une seule, comme un caillou jeté dans un lac. Elle : « Nous ne serons que ça ici, mais nous faisons ce que nous pouvons . » Ou alors elle trace une ligne droite à main levée que son lé de papier. Du mieux qu’elle peut , du plus droit qui lui est possible de faire. L’œil nous trompe souvent lorsqu’il s’agit d’une seule ligne et nous la voyons plus ou moins droite. Mais si l’on trace sa suivante, juste en dessous, alors elle prendra en compte les aspérités de la précédente. Et ce qui paraissait si insignifiant dans le passé , peut un jour nous revenir comme un tsunami des années après. Elle n’a rien inventé de l’effet papillon ou autre théorie du chaos, elle l’a juste tracé, nonchalamment sur un coin de table en attendant que l’angoisse du présent s’apaise.